Diminuer sa taxe foncière et taxe d’habitation : les clés pour alléger la facture

Les taxes foncières et d’habitation représentent un poids non négligeable dans le budget des ménages français. Comment faire pour réduire ces charges ? Quels sont les dispositifs légaux et astuces à connaître ? Cet article vous propose un tour d’horizon des solutions pour diminuer ces impôts locaux.

Comprendre les bases de la taxe foncière et de la taxe d’habitation

La taxe foncière concerne les propriétaires, usufruitiers ou emphytéotaires d’un bien immobilier, qu’il s’agisse d’une résidence principale, secondaire ou d’un terrain. Elle est calculée en fonction de la valeur locative cadastrale du bien, qui dépend de ses caractéristiques (superficie, équipements…) et de sa situation géographique. Les taux appliqués varient selon les collectivités locales.

La taxe d’habitation s’applique quant à elle aux occupants (propriétaires, locataires) d’un logement meublé au 1er janvier de l’année en cours. Son montant est également basé sur la valeur locative cadastrale du logement, avec des taux fixés par les collectivités locales. Toutefois, depuis 2020, cette taxe a été supprimée pour 80 % des foyers français et devrait être totalement supprimée en 2023.

Les exonérations et réductions possibles

Il existe plusieurs dispositifs légaux permettant de bénéficier d’exonérations ou de réductions sur la taxe foncière et la taxe d’habitation. En voici quelques exemples :

  • Exonération temporaire pour les constructions neuves : Les logements neufs ou réhabilités peuvent être exonérés de taxe foncière pendant deux ans, à condition que la demande soit faite auprès du centre des impôts dans les 90 jours suivant l’achèvement des travaux.
  • Réduction pour les personnes âgées ou handicapées : Sous certaines conditions de ressources, les personnes âgées de plus de 65 ans et les personnes handicapées peuvent être exonérées ou bénéficier d’une réduction sur leur taxe d’habitation et/ou leur taxe foncière.
  • Dégrèvement en cas de vacance locative : Si un logement reste vacant pendant plus de trois mois, le propriétaire peut demander un dégrèvement de sa taxe foncière au prorata du nombre de jours durant lesquels le logement a été inoccupé.

Faire valoir ses droits : vérifier et contester sa taxe

Il est important de vérifier régulièrement le montant de sa taxe foncière et de sa taxe d’habitation pour s’assurer qu’il est correct. En effet, des erreurs peuvent se glisser dans le calcul, notamment en ce qui concerne la valeur locative cadastrale ou les abattements appliqués. Si vous constatez une erreur, vous pouvez adresser une réclamation auprès de votre centre des impôts dans un délai de deux ans suivant la date limite de paiement de la taxe.

Optimiser les caractéristiques du bien

Pour réduire le montant de sa taxe foncière et/ou d’habitation, il peut être judicieux d’optimiser certaines caractéristiques du logement. Par exemple :

  • Réaliser des travaux d’économie d’énergie : Certains travaux permettant de diminuer la consommation énergétique du logement peuvent entraîner une réduction de la valeur locative cadastrale, et donc du montant des taxes.
  • Modifier l’affectation du bien : Dans certains cas, changer l’affectation d’un local (par exemple, transformer un commerce en habitation) peut permettre de bénéficier d’un taux de taxe foncière plus avantageux.

Anticiper et prévoir son budget

Pour éviter les mauvaises surprises, il est recommandé d’anticiper et prévoir le montant des taxes foncières et d’habitation dans son budget. Pour cela, vous pouvez :

  • Demandez à votre centre des impôts une estimation préalable du montant de vos taxes avant l’achat ou la construction d’un bien immobilier.
  • Mettre en place un échéancier pour étaler le paiement de vos taxes sur l’année et ainsi éviter les difficultés financières liées à un paiement en une seule fois.

En adoptant ces stratégies, vous pourrez diminuer le poids des taxes foncières et d’habitation dans votre budget. Ainsi, vous pourrez profiter pleinement de votre bien immobilier sans craindre le montant de ces impôts locaux.